Beaucoup d’entreprises construisent leur politique RSE en mettant un peu de côté les impressions papier. Pourtant, 25 % des documents papier sont jetés dans les 5 minutes suivant leur impression, et 16 % des pages imprimées ne sont jamais lues !
Ce gaspillage a un coût : économique, environnemental, et de plus en plus, sur la réputation et l’image d’une entreprise.
Bonne nouvelle : c’est l’un des postes les plus faciles à optimiser et en plus, réduire ses impressions ne demande pas d’investissement lourd.
Pourquoi l’impression pèse lourd dans le bilan carbone de votre entreprise
Produire une ramette de papier consomme 66,6 litres d’eau et génère l’équivalent de 4,1 kg de CO2. À l’échelle d’une organisation de taille moyenne, les chiffres peuvent très vite devenir faramineux.
La fabrication du papier est par ailleurs le deuxième secteur consommateur d’eau douce en Europe, juste derrière l’agriculture. Le papier recyclé consomme 20 fois moins d’eau et 2 fois moins d’énergie que le papier vierge.
💡 Trier et recycler les déchets papier n’est donc pas un geste symbolique : c’est un impact mesurable sur le bilan carbone d’une entreprise.
Les cartouches d’imprimantes s’ajoutent à l’équation. En France, elles représentent 60 000 tonnes de déchets industriels spéciaux. Une cartouche usagée peut pourtant être remanufacturée entre 3 et 7 fois, ce qui divise d’autant son empreinte.
Ce que coûte réellement un parc d’impression non maîtrisé
Le poste impression est l’un des coûts indirects les moins suivis dans les organisations. Or les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- Le prix d’une page couleur est 10 fois supérieur à celui d’une page en noir et blanc
- L’impression des emails représente encore entre 10 et 38 % des volumes d’impression d’une organisation.
Sans politique d’impression définie, ce sont des milliers d’euros qui partent chaque année sans que personne n’en ait décidé. La gestion déléguée du parc d’impression permet précisément d’en reprendre le contrôle, avec des indicateurs clairs et un pilotage externalisé.
→ En savoir plus sur l’impression et la politique RSE
♻️ 11 éco-gestes pour une impression responsable : ce qui change vraiment
Des pratiques simples à déployer et qui peuvent tout changer.
Avant d’imprimer
1. Se demander si l’impression est vraiment nécessaire
C’est le premier filtre, et le plus puissant. En adoptant systématiquement ce réflexe, on réduit ses impressions de 16 à 25 % par an.
2. Sélectionner uniquement les pages utiles à imprimer
Imprimer 3 pages sur un document de 50 est possible en 3 clics. Cela réduit les impressions de 15 % supplémentaires.
3. Ne pas imprimer ses emails
Les messageries modernes permettent un classement bien plus efficace que le papier. Pourtant, l’impression d’emails représente encore une part considérable des flux dans beaucoup d’organisations.
Pendant l’impression
4. Passer en recto-verso, noir et blanc : le mode économique par défaut
Ce seul paramétrage peut réduire considérablement le nombre de pages imprimées et la consommation d’encre.
5. Utiliser la fonction réduction (2 pages par feuille)
Combinée au recto-verso, elle permet d’imprimer 4 pages sur une seule feuille A4, ce qui divise par 4 le temps d’impression et par autant la consommation de papier
6. Imprimer en noir par défaut, couleur uniquement si indispensable
Une impression couleur nécessite 4 cartouches de toners. Une impression en noir : une seule. Le choix du noir réduit de 25 % l’empreinte écologique de chaque page
7. Utiliser les fonctions avancées des imprimantes multifonctions
Plus besoin d’imprimer un document pour le faxer, ni de récupérer physiquement un scan au photocopieur. Les copieurs actuels gèrent ces échanges en numérique, de bout en bout, directement depuis et vers votre boîte mail.
Après l’impression
8. Réutiliser les feuilles imprimées sur une face comme brouillon
Les impressions recto-verso ne représentent encore que 10 % des impressions bureautiques en moyenne. Chaque feuille récupérée évite la fabrication d’une feuille vierge.
9. Trier le papier usagé
Un salarié recycle deux fois moins de papier sur son lieu de travail (20 %) qu’à son domicile (41 %). Un bac dédié et une consigne claire changent la donne.
10. Trier les consommables usagés
Les cartouches contiennent des composants dont le plastique met plusieurs centaines d’années à se décomposer.
Chez SEDECO, notre partenaire Conibi met en place des boites de recyclage dédiées qui permettent leur collecte et leur remanufacturing.
Rationaliser le parc
11. Remplacer les imprimantes individuelles par des équipements mutualisés
C’est le levier structurel le plus impactant. Une imprimante de bureau individuelle consomme davantage d’énergie par page imprimée, tombe plus souvent en panne, et mobilise des consommables spécifiques difficiles à optimiser…
Avec des copieurs multifonctions, l’empreinte écologique par page est significativement réduite, les coûts de maintenance sont maîtrisés, et le pilotage des volumes devient possible.
C’est précisément l’axe sur lequel repose la gestion déléguée du parc d’impression : supprimer les équipements dispersés, centraliser sur des machines adaptées aux usages réels, et suivre les indicateurs dans la durée.

Comment déployer une politique d’impression structurée
Appliquer ces éco-gestes à titre individuel, c’est bien. Les déployer à l’échelle d’une organisation, c’est là que la valeur devient réelle.
Une politique d’impression repose sur deux piliers :
- La modernisation du parc. Les imprimantes individuelles laser sont progressivement remplacées par des multifonctions mutualisés (par département, secteur de production…), qui offrent une meilleure qualité, une empreinte écologique réduite, et des fonctionnalités avancées inaccessibles sur les petits équipements. Pour des impressions inférieures à 250 pages, un copieur local suffit, au-delà, un copieur partagé s’impose.
- L’adoption de bonnes pratiques par les utilisateurs. La technologie seule ne suffit pas. Un guide interne, un paramétrage par défaut adapté (recto-verso, noir, économique), des logiciels adaptés comme Papercut, Watchdoc et MyQ et une politique d’impressions associée sont indispensables pour que les comportements changent durablement.
La gestion déléguée permet de confier l’ensemble de ce pilotage à un prestataire spécialisé : maintenance, consommables, reporting RSE et optimisation continue du parc.
Impression durable et RSE
SEDECO est titulaire du label Imprim’Vert, qui certifie des pratiques d’impression responsables : gestion sécurisée des déchets dangereux, absence de produits toxiques non conformes, collecte et recyclage des consommables. C’est une garantie concrète pour les organisations qui souhaitent que leur prestataire partage leurs engagements RSE entreprise.
Dans le cadre d’une politique RSE cohérente, le choix du prestataire d’impression n’est pas neutre. Externaliser son parc auprès d’un acteur labellisé, c’est aussi sécuriser la partie de son rapport RSE qui concerne les achats responsables.
Découvrez les engagements RSE et certifications de SEDECO
Ce que vous pouvez mesurer dès maintenant
Pour évaluer votre situation, trois indicateurs suffisent pour démarrer :
- Volume de pages imprimées par utilisateur par mois (objectif : réduction de 10 % la première année par exemple)
- Part des impressions en recto-verso (objectif : dépasser 50 %)
- Part des impressions en couleur (objectif : la réduire au strict nécessaire)
Si vous n’avez pas ces données, c’est souvent le premier signal que votre parc n’est pas piloté. Un audit du parc d’impression permet de partir sur une base factuelle.
Vous souhaitez savoir ce que coûte réellement votre parc d’impression et comment le rationaliser ? Contactez nos équipes pour un diagnostic détaillé.
Les réponses à vos questions concernant une politique d’impression efficace
Qu’est-ce que la gestion déléguée d’un parc d’impression ?
La gestion déléguée du parc d’impression consiste à confier à un prestataire spécialisé le pilotage complet de vos équipements d’impression : maintenance, consommables, reporting RSE et optimisation continue. L’entreprise se concentre sur son cœur de métier pendant que le parc est rationalisé et suivi avec des indicateurs clairs.
Pourquoi l’impression papier a-t-elle un impact sur le bilan carbone d’une entreprise ?
La fabrication du papier consomme des quantités importantes d’eau et génère du CO2, et les cartouches usagées représentent un volume significatif de déchets industriels spéciaux en France. Réduire et mieux gérer ses impressions a donc un effet mesurable sur le bilan carbone de l’organisation, sans nécessiter d’investissement lourd.
Comment réduire les coûts d’un parc d’impression non maîtrisé ?
Le poste impression est souvent un coût indirect mal suivi. La mise en place d’une politique d’impression structurée (mutualisation des équipements, paramétrage recto-verso et noir et blanc par défaut, suivi des volumes par utilisateur) permet de reprendre le contrôle des dépenses, en particulier sur les impressions couleur qui coûtent nettement plus cher que le noir et blanc.
Qu’est-ce que le label Imprim’Vert et pourquoi choisir un prestataire labellisé ?
Le label Imprim’Vert certifie des pratiques responsables : gestion sécurisée des déchets dangereux, absence de produits toxiques non conformes, collecte et recyclage des consommables. Travailler avec un prestataire labellisé comme SEDECO permet de sécuriser le volet achats responsables d’un rapport RSE.
Quels indicateurs suivre pour évaluer son parc d’impression ?
Trois indicateurs suffisent pour démarrer : le volume de pages imprimées par utilisateur et par mois, la part des impressions en recto-verso, et la part des impressions en couleur. L’absence de ces données est souvent le premier signal qu’un audit du parc d’impression est nécessaire.
